Une vague de PSE sans précédent a impacté l’ensemble des sociétés du Groupe. Le dernier en date, au sein d’ExtenC, menace une nouvelle fois l’emploi avec une réduction de la masse salariale de l’ordre de 33%

Le coût humain, un bilan social alarmant
Les commissions de suivi de reclassement des PSE de Eaysdis, DCF amont, Franprix, AMC, Casino Services et IGC Services – qui ont impacté plus de 1400 collaborateurs – attestent que :
– 24% de nos collègues se sont repositionnés sur le marché du travail,
– 10% suivent une formation de reconversion
– et 37% sont toujours dans une situation instable (recherche d’emploi, accompagnement non finalisé ou en fin de congés de reclassement sans emploi).
A date, c’est donc plus de 58% des victimes collatérales d’une gabegie financière sans nom qui n’ont toujours pas
rebondi professionnellement. Et très concrètement, des milliers de familles qui remercient « le virtuose de la finance et
consorts » de les avoir démolis financièrement et psychologiquement.


Pendant ce temps, au tribunal…
Avec trois anciens dirigeants de Casino (Nicolas Boudot – ex-directeur de la communication / Jacques Dumas – ex-conseiller du Président / Franck-Philippe Georgin – ex-secrétaire général du Groupe), Monsieur Jean-Charles Naouri a récemment comparu devant le tribunal correctionnel de Paris pour corruption privée active et manipulation de cours en bande organisée. Il est soupçonné ď’avoir cherché à faire grimper le cours de l’action Casino, en 2018-2019, par des procédés frauduleux. Plusieurs années de prison et de fortes amendes ont été requises contre cette bande de margoulins. D’autre part, Casino Guichard Perrachon, en tant que personne morale, pourrait se voir infliger une amende de 75 millions d’euros. Verdict attendu courant janvier 2026.

L’avenir hypothéqué: investissements gelés, emplois menacés?
En dépit de son étalement, la dette de Casino reste colossale et la prochaine échéance en 2027 conditionne les investissements pourtant claironnés par la Direction Générale lors de la reprise de ce qui reste du Groupe. A titre d’exemple, la fusion des systèmes de paie < Franprix/ Monoprix/Casino » reste en standby. L’investissement est estimé trop important et totalement indigeste au regard du chiffre d’affaires généré par les marques « de la nouvelle proximité ». Ainsi, c’est le déploiement de plusieurs projets qui a été suspendu, reporté voire arrêté. De ce fait, le positionnement stratégique du Groupe est difficilement décryptable et l’atterrissage de fin d’année sera éminemment décisif pour le maintien des effectifs. C’est dans ce contexte d’incertitude que de nombreux accords Groupe (notamment sociaux) sont tombés. Leur renégociation est en cours au sein de chaque société et nous ne manquerons pas de vous tenir informés sur l’aboutissement de ces tractations.