Entre communication et réalité

Extrait et commentaires en italique sur la publication dans CASINO World Community

« Le groupe Casino agit depuis de nombreuses années pour réduire le gaspillage alimentaire. Il a notamment signé en 2013, en France, le Pacte National de Lutte contre le Gaspillage Alimentaire.

La CFE-CGC soutient la démarche et les salariés des magasins sont en général impliqués pour contribuer à cette évidence !

Mais quelles actions innovantes le Groupe met-il en place pour aller plus loin ?

#1 – Organiser des actions ciblées

En 2016, avec l’appli OptiMiam, Monoprix testait l’envoi d’offres promotionnelles ciblées sur des produits arrivant à date limite de consommation à une communauté d’utilisateurs géolocalisée. Et avec Re-Belle, l’enseigne donne une seconde vie aux fruits invendus, récupérés en magasins pour préparer des confitures. D’autres initiatives sont déployées dans le Groupe, comme le guide des éco-gestes en magasins de Casino, ou encore la campagne de sensibilisation « Zero Gaspillage » de GPA au Brésil.

C’est très bien, mais comme sur les marchés, solder les produits en fin de journée plutôt que de jeter ? Non ?
Mais pour se faire, il faudrait que les magasins aient un peu d’autonomie !

#2 – Agir directement en magasin

Comment lutter contre le gaspillage alimentaire au cœur-même des magasins ? En sensibilisant les collaborateurs à l’optimisation des commandes, à la limitation de la casse ou encore à la réduction des volumes dans les promotions… Mais aussi en faisant don des invendus aux banques alimentaires. Ainsi, plus de 16 000 tonnes de produits alimentaires ont été données par le Groupe Casino à des associations en 2016, soit une augmentation de 21 % par rapport à 2015 démontrant l’impact des actions menées. Un partenariat a par exemple été mis en place entre Franprix et Phenix, entreprise sociale qui joue un rôle d’intermédiaire entre les magasins et les associations locales, permettant ainsi d’optimiser la valorisation d’invendus de date courte et ce dans une vraie logique de « quartier « . En effet, les circuits de collecte sont organisés par groupes de magasins situés au sein d’une même zone géographique. Plusieurs collectes hebdomadaires sont établies selon les capacités de don de chaque Franprix.

Comment sensibiliser les salariés et l’encadrement sur des flux non maîtrisés, car poussés !

#3 – Sensibiliser les consommateurs

Plus de 60 % du gaspillage alimentaire est dû aux comportements de consommation. Aussi, afin de sensibiliser les clients à mieux consommer, des brochures sont disponibles en magasin et des opérations anti-gaspillage sont régulièrement organisées.

N’y-a-t-il pas une contradiction avec les promotions sur les ventes en lots !

(…) »

Effet CICE ou assainissement des secteurs concurrentiels

Des faillites au plus bas en France depuis la crise de 2008

Au troisième trimestre 2017, le nombre de défaillances d’entreprises a reculé de 5,2 % par rapport à la même période de 2016.

C’est une bonne nouvelle, de plus, pour l’économie française. Au troisième trimestre 2017, le nombre de défaillances d’entreprises a reculé de 5,2 % par rapport à la même période de 2016, selon l’étude de la société Altares. Septembre marque même le 34e mois consécutif de baisse…

Plus frappant encore, jamais depuis 10 ans le niveau des redressements et liquidations judiciaires, ainsi que des procédures de sauvegarde, n’avait été aussi bas que cet été, tombant sous la barre des 11.000 par trimestre. Le nombre d’emplois menacés (33.800) par ces procédures est également le plus faible de la décennie. Toutes les tailles d’entreprise sont concernées par cette amélioration, à l’exception des sociétés de 20 à 49 salariés. Mais ces dernières ayant connu une forte baisse des défaillances précédemment, il s’agit d’une stabilisation.

Le nombre de défaillances est ainsi en net recul au troisième trimestre dans le commerce d’habillement (-29 % sur un an)

Certains secteurs, longtemps touchés par une forte sinistralité, relèvent la tête. Le nombre de défaillances est ainsi en net recul au troisième trimestre dans le commerce d’habillement (- 29 % sur un an), la construction (- 10,9 %), les salons de coiffure (- 9 %) ou la restauration traditionnelle (- 7 %). Et si certaines activités sont à la peine, c’est souvent pour des raisons particulières: les taxis concurrencés par les VTC et les opticiens, mis à mal par le moindre remboursement des lunettes.

Selon Altares, la France devrait finir avec 54.000 défaillances fin 2017. Soit sous le seuil des 55.000, jamais atteint depuis la crise de 2008. Néanmoins, comme le souligne Thierry Millon, directeur des études chez Altares, «on peut aussi regretter que le nombre de dépôts de bilan soit encore deux fois supérieur à celui de notre voisin et partenaire allemand».

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/10/24/20002-20171024ARTFIG00006-des-faillites-au-plus-bas-en-france-depuis-la-crise-de-2008.php

ENTREVUE ENTREVUE AVEC LA DRH GROUPE

Nous avions manifesté quelques inquiétudes sur les résultats liés à la stratégie commerciale suite au mail envoyé le 12/08/2017 à l’ensemble des Directeurs des magasins du réseau Supermarchés.
Nous avons été reçu ce 28/08/2017 par la DRH Groupe. Celle-ci nous a rassurés sur les résultats de la branche pour le S1-2017 :

  • le CA comparable Bons d’achats déduits et la marge commerciale sont en bonnes progressions
  • la contribution et le ROC sont en très fortes augmentations et redeviennent largement positifs
  • les effets du cassé frais ont été absorbés par les crédits d’impôts liés aux dons aux œuvres
  • les effets des actions de promotion (BA, remise,…) déjà décomptés du CA n’ont pas eu d’impact négatif dans les résultats

DON’T ACT

Le réseau progresse … Nous espérons que cela sera confirmé en fin d’année et nous comptons sur une communication plus bienveillante auprès des équipes pour rendre plus lisibles ces très bons résultats … Même s’ils restent en retraits d’objectifs ambitieux.
Nous attendons un rendez-vous avec la Direction du Réseau pour acter
l’importance de cette communication positive.

Il nous semble évident que ces très bons résultats doivent se
retrouver dans vos intéressements locaux !

Courrier du Syndicat National du Groupe CASINO au Premier Ministre sur les Gérants mandataires, un statut en voie de disparition.

Monsieur le Premier Ministre,

Notre Organisation Syndicale (SNGC), affiliée à la CFE-CGC, existe dans la société CASINO depuis 1962. Ses statuts définissent son caractère catégoriel pour les salariés Agent de Maîtrise et Cadre ; ce texte précise aussi la particularité de représentation du personnel non salarié, autrement dit les Gérants Mandataires Non-Salariés. Le présent courrier a pour objet de vous entretenir de ce sujet.

Dans votre discours devant le CESE lors de sa Conférence annuelle des 11 et 12 juillet derniers, vous avez évoqué l’organisation du travail indépendant et vous avez cité en exemple les gérants non-salariés de succursales alimentaires. Vous avez parlé d’un gisement considérable d’emploi et d’activité à organiser pour offrir un cadre collectif garantissant ce type de travail indépendant.

L’intérêt que vous portez pour ce statut, n’a pas manqué de nous surprendre et de nous interpeller. Notre organisation syndicale est certainement un acteur convaincu par la modernité de ce type contrat ; Gérant mandataire non-salariés (GMNS). Notre spécificité statutaire nous permet de regrouper au sein de notre organisation de nombreux Gérants. Ils ont tous un attachement très fort à leur statut. Cet ancrage sur le terrain nous permet certainement d’être l’une des plus fortes instances de proposition d’évolution de ce contrat très particulier, en premier lieu au sein de notre entreprise ou le statut existe depuis plus de 100 ans, et dans un second lieu, au niveau national au sein de la FCD – Fédération du Commerce et de la Distribution.

La réalité que nous constatons semble différente de votre analyse. Nous sommes confrontés à une confidentialité et une méconnaissance du contrat qui deviennent des handicaps aux gisements d’emplois évoqués.

– Il n’existe que deux entreprises en France qui offrent ce type de contrat. Notre société, plus que centenaire, est la plus importante des deux. La tendance à cette forme de travail est malheureusement orientée à la baisse. Le nombre de ces contrats a été divisé par deux en un an, nous avons perdu plus de 1000 couples de Gérants. La décision de notre Direction de bloquer tous nouveaux recrutements est un signe qui nous apparaît contraire à vos perspectives.

– La relation de travail définie dans ce contrat est méconnue par l’ensemble des acteurs ; politiques économiques et sociaux. Nous le constatons régulièrement aussi bien à l’intérieur de notre entreprise qu’à l’extérieur. Cette méconnaissance contribue à la crainte d’une requalification du contrat de Gérant en contrat du type salarié devant les instances judiciaires et contribue donc à la disparition de ce statut.

Dans ce contexte, nous sommes souvent les seuls à porter ce sujet, à tous les niveaux. En effet entre ceux qui rêvent de transformer les gérants en salariés, ceux qui souhaitent en faire des franchisés et ceux qui se désintéressent du sujet, nous restons les derniers convaincus de la modernité de ce statut. Bien évidemment, il est nécessaire de faire un gros travail de dépoussiérage, mais nous sommes persuadés de la place des gérants entre salariés et franchisés. L’actualité, votre prise de parole, amènent une réflexion nouvelle sur le monde du travail. Nos Gérants peuvent contribuer activement à cette analyse. Ils connaissent en détail les forces et les faiblesses de ce statut. Vous comprendrez que nous nous avons une bonne maîtrise de la réalité française sans nécessairement devoir s’inspirer d’expériences étrangères. Dans la mesure où votre agenda le permet, nos gérants non-salariés seraient particulièrement heureux de vous présenter leur cadre de travail lors d’une rencontre dans un de nos nombreux magasins.

Par le mandat que nous confèrent les personnes que nous représentons, nous sommes certainement un des plus grands défenseurs du statut de Gérant Mandataire Non-Salariés (GMNS). Nous suivrons avec le plus grand intérêt tous les travaux qui devraient avoir lieu sur ces formes alternatives de travail, Nous sommes prêts à apporter notre concours à votre réflexion sur son évolution.

Vous pouvez être assuré de notre engagement.
Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre plus haute considération.

Nos gérants mandataires mentionnés dans le discours de M. Edouard Philippe, Premier ministre, à l’occasion de la conférence annuelle du CESE des 11 et 12 juillet 2017 – Extrait

En plus de ces thèmes, je vous propose, monsieur le président, mesdames et messieurs les conseillers, de prendre, ensemble, un peu d’avance sur le futur, en tous cas sur le futur proche. Ce futur proche prend la forme de trois sujets de réflexion sur lesquels le Gouvernement souhaite recueillir vos avis.
• Le premier concerne le travail indépendant. Son développement n’est déjà plus un phénomène de société. Il est une tendance lourde de notre économie, un gisement considérable d’emplois et d’activités. Nous devons l’organiser. Je dis bien « organiser », pas « freiner », ni « entraver », encore moins « interdire », mais « organiser ».
Dans mon esprit, « organiser » implique de respecter au moins une exigence : celle d’offrir à ces travailleurs indépendants des garanties comparables – pas forcément les mêmes- à celles des salariés. Le Gouvernement prendra ses responsabilités en leur ouvrant un accès à l’assurance chômage. Mais les donneurs d’ordre doivent aussi y contribuer. Des donneurs d’ordre qui, bien souvent, hésitent à avoir recours à des travailleurs indépendants de peur de voir ces contrats requalifiés.
La loi travail d’août 2016 a déjà permis aux collaborateurs de plateformes de services d’accéder à la négociation collective, à la prise en charge de droits dans le domaine de la protection du travail et à la formation professionnelle. La négociation collective peut également apporter des réponses. Le sujet n’est pas nouveau. Les gérants non-salariés de succursales alimentaires ou les agents d’assurance bénéficient depuis longtemps de garanties conventionnelles. Reste à savoir qui est légitime pour négocier dans ces domaines.
Ces questions méritent une réflexion approfondie de votre part. Une réflexion qui pourrait par exemple se nourrir d’expériences étrangères, en particulier espagnoles et italiennes. Dès le mois de septembre, le Gouvernement conduira une concertation avec les partenaires sociaux dans le but d’engager, au printemps 2018, la réforme de la sécurisation des parcours professionnels.
Lien du discours complet :

http://www.lecese.fr/content/discours-de-m-edouard-philippe-premier-ministre

On est mal, Patron, on est mal chez Leader Price …

Vous êtes aujourd’hui Directeurs(trices) d’un magasin LEADER PRICE. Depuis longtemps, vos conditions ne cessent de se dégrader et vous êtes nombreux à penser avoir touché le fond face aux décisions aléatoires d’une Direction pleine de certitude, très loin des réalités du terrain et d’un management bienveillant.

La fonction que vous occupez n’est plus en adéquation avec la fiche de poste pour laquelle LEADER PRICE vous a embauchés et pour laquelle vous vous êtes engagés. La Direction vous a déresponsabilisés de toutes les décisions que doit prendre dans le commerce un Directeur de magasin. On attend de vous d’exécuter sagement les actions demandées, de faire des YOOBICS (suivi en temps réel des opérations commerciales …), d’installer de la PLV, de remplir les rayons, de tenir une caisse, d’entretenir les espaces verts, de compenser votre manque de personnel, d’expliquer votre démarque inconnue alors qu’on vous a retirés les budgets de gardiennage, la démarque connue du fait des flux
poussés, … etc. Et vous espérez encore le jeudi soir la validation de vos demandes d’intérimaires pour la semaine suivante … .

Alors que les activités de distribution dites « Discount » sont reconnues dans le monde pour être très organisées, rigoureuses et exemplaires …, vous êtes tous les jours confrontés chez LEADER PRICE à une possible baisse de vos cibles, validée par des technologies centralisées et non maîtrisées.

LE CHOIX MALIN POUR VIVRE BIEN, APPELEZ LA CFE-CGC DES DEMAIN

Reforme du code du travail : le gouvernement communique sa feuille de route

La feuille de route du gouvernement sur la rénovation du Code du travail par ordonnances avant la fin de l’été a été transmise aux partenaires sociaux. Le projet s’articule autour de 3 thèmes :

  • Le plafonnement des indemnités prud’homales,
  • Le regroupement des Instances Représentatives du Personnel (IRP) : CHSCT, CE et DP,
  • L’inversion de la hiérarchie des normes en priorisant les accords d’entreprise.

En préambule, la CFE-CGC rappelle que seules la compétitivité des entreprises, les compétences des salariés et les investissements créent la dynamique nécessaire à la création d’emplois ; et non, la réforme du Code du travail.

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